Témoignage de Xavier, parrain des enfants depuis 2003
« Moi, je soutiens l’ensemble des enfants et les actions du Foyer avec le Parrainage Collectif. Cela permet d’équilibrer le soutien apporté aux enfants sans distinction et j’aime ça ! »
Témoignage de Yolande, marraine des enfants depuis 1999
« Pour la marraine que je suis, mon expérience au Foyer ne ressemble à nulle autre. Le Foyer est un monde en soi, où chacun a sa place et sait ce qu’il doit faire. Tout se déroule avec naturel et bonne humeur. Les enfants sont entre de bonnes mains : j’admire le dévouement, le professionnalisme et l’humanité dont fait preuve l’équipe ».
Témoignage de Denis Gimenez de fin 2013. Parrain de Channi puis de Sander.
Nos chemins se croisent
« Trois jours vertigineux à parcourir des temples, tous aussi mystérieux les uns que les autres. Reflet d’une civilisation qui connut l’apogée. Architecture, sculptures du beau, toutes au service des Dieux. Nous sommes conquis. Mais notre voyage a un autre but. Pour certains d’entre nous c’est de revoir son filleul, pour d’autres, comme c’est le cas pour nous, c’est de rendre concret cet engagement qu’un jour nous avons pris. Dans le car, une excitation se fait ressentir, un peu d’appréhension peut-être, beaucoup de questions. Comment est-il ? Aura t’il beaucoup changé ? Parle-t-elle le français ? Qu’est-ce que l’on va se dire ?
Ça y est, nous franchissons le portail. Le car s’arrête et nous voilà cherchant un visage qui ressemblerait aux photos que nous avons reçues. Elle est là devant nous, pas bien grande, un joli sourire illumine son visage. Une expression mêlée de timidité, d’embarras nous est offert. Comment lui dire que nous sommes heureux d’être là avec elle, auprès d’elle. Et puisque la langue nous sépare, que nos cultures sont différentes au point que se prendre dans les bras, s’embrasser est encore difficile, alors il nous reste à laisser parler nos cœurs et nos émotions. Joie, gène, plaisir de se voir, mais aussi frustration de ne pouvoir aller plus loin.
Aujourd’hui, bien sûr il nous reste des photos, un film, mais plus que tout cela, c’est un peu de mélancolie, beaucoup de tendresse, des souvenirs simples et beaux, comme ceux que l’homme a le plaisir de construire dans sa vie, ceux qui nourrissent une vie.
Nous aurions aimé passer plus de temps avec toi, Channi. Nous donnerons nous cette occasion une nouvelle fois ? Nos chemins se croisent, grâce à des personnes qui osent aller plus loin, qui au-delà des distances réunissent ceux qui en ont besoin. Merci à eux pour leur générosité ».

Témoignage d’Agnès et Serge Lallemant (fin 2013)
Notre fils du bout du monde
« Nous ne pensions pas entrer dans l’aventure du parrainage. C’est le hasard qui a suscité notre rencontre et surtout le récit de Patricia Labourier sur un voyage au Cambodge qui nous avait profondément marqués. Nous avons rapidement donné notre accord pour aider un enfant. On nous a demandé de choisir si nous voulions un garçon ou une fille et c’était un peu comme nous demander ce que l’on préférait avant une naissance. Alors, spontanément nous avons répondu peu importe. Ce que nous avions apporté à nos trois enfants nous voulions qu’un enfant qui n’avait pas eu la même chance puisse en bénéficier.
Ce parrainage signifiait pour nous un engagement humain à long terme, un acte d’amour au-delà de l’aspect financier. Il fallait s’engager pour de longues années car nous n’avons jamais imaginé, au même titre que pour nos propres enfants, d’abandonner le parrainage en cours de route. Nous épaulerions notre filleul jusqu’à son entrée dans la vie active et sa complète autonomie. Il s’agissait de construire un lien personnalisé et de créer une relation d’aide et de protection à distance, s’inscrivant dans la durée et dans le respect de la culture et des racines de notre filleul. Notre participation financière permettrait d’assurer nourriture, soins et scolarisation.
En attendant de recevoir la première photo de notre filleul, nous avons étudié la carte du Cambodge et nous nous sommes plongés dans l’histoire du pays, médiatisé au travers de ce qu’il a de plus grandiose, Angkor, et de pire, les Khmers rouges, synonymes de génocide et de terreur.
Enfin, après quelques semaines d’attente, la première photo est arrivée en octobre 1999 et nous avons découvert avec émotion notre fils du bout du monde. Assis sur les marches d’une maison de bois, souriant, heureux, un petit bonhomme de dix ans….Hok entrait dans notre vie !
Nous avons partagé la vie de Hok et du Foyer à travers des lettres, des dessins et des photos que nous avons soigneusement conservés, traçant ainsi des fils d’amour filial. Nous avons suivi son parcours scolaire avec fierté car il mettait tout son cœur pour bien travailler. Courageux, il a gravi les étages petit à petit et a réussi tous les examens nous informant toujours avec bonheur.
Maintenant, Hok a 24 ans et nous correspondons par internet dans des mails assez longs dans lesquels il décrit sa vie d’étudiant et de travailleur à Phnom Penh. Il a un emploi et continue en cours du soir des études en électricité et électronique. Nous avons toute la fierté des parents dont les enfants ont réussi pas à pas à conquérir leur liberté, à apprendre un métier, à devenir indépendant, à voler de leurs propres ailes, à grandir et à vivre dans ce beau pays.
La prochaine étape de notre parrainage, c’est un voyage au Cambodge, en 2014, pour enfin rencontrer notre fils du bout du monde ».
